Après deux semaines d’hospitalisation pour une bronchopneumonie, l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro, 71 ans, a quitté vendredi la clinique privée DF Star à Brasilia pour rejoindre son domicile, où il poursuivra sa peine en résidence surveillée.
Selon son cardiologue, Brasil Caiado, Bolsonaro avait été admis à l’hôpital à la suite d’une forte fièvre et de frissons apparus alors qu’il se trouvait incarcéré au complexe pénitentiaire de Papuda. Cette hospitalisation fait suite à un épisode de bronchoaspiration, conséquence des séquelles d’un coup de couteau subi lors d’un meeting de campagne en 2018, qui a entraîné de multiples interventions chirurgicales et des crises de hoquet récurrentes.
En raison de son état de santé fragile, la Cour suprême a autorisé l’ex-dirigeant à purger sa peine à domicile pendant au moins 90 jours, avec bracelet électronique. Durant cette période, il ne pourra ni utiliser de téléphone portable ni accéder aux réseaux sociaux, mais pourra recevoir visites familiales, médicales et juridiques.
Cette assignation à résidence intervient après sa condamnation par la Cour suprême en septembre pour avoir tenté de rester au pouvoir après sa défaite face à Luiz Inacio Lula da Silva en 2022. Bolsonaro avait ensuite été incarcéré en novembre pour avoir tenté de manipuler son bracelet électronique, un geste interprété comme une tentative de fuite.
À l’issue des 90 jours, une expertise médicale déterminera si la résidence surveillée doit être prolongée. Parallèlement, Jair Bolsonaro a soutenu la candidature présidentielle de son fils aîné Flavio Bolsonaro, actuellement sénateur, pour les élections prévues en octobre, alors que celui-ci est en compétition serrée avec Lula dans les sondages.

