Une crise humanitaire qui s’aggrave
Dans une note publiée le 12 mai 2026 à Port-au-Prince, NOUKONSYAN a lancé un appel pressant à la solidarité nationale et internationale en faveur des habitants de la Plaine du Cul-de-Sac, durement touchés par les violences armées qui secouent la région depuis plusieurs mois.
Selon l’organisation, les attaques répétées des groupes armés ont provoqué des massacres, des déplacements forcés et plongé des milliers de familles dans une situation de détresse extrême. Femmes, enfants, nourrissons et personnes âgées vivent désormais dans des conditions précaires, souvent sans abri, sans accès à l’alimentation, aux soins médicaux ou à la sécurité.
« Aujourd’hui, des familles entières survivent dans les rues, exposées à la faim, à la maladie et à l’insécurité totale », dénonce NOUKONSYAN dans son communiqué.
Une population abandonnée à son sort
L’organisation affirme que malgré les nombreux appels lancés par les victimes, la situation continue d’être largement ignorée. Des milliers de déplacés seraient contraints de dormir à même le sol dans plusieurs zones de la capitale et de ses environs.
Pour NOUKONSYAN, cette crise constitue une grave atteinte à la dignité humaine et révèle les limites de la réponse apportée jusqu’à présent par les autorités publiques.
« Les familles continuent de dormir dans la rue avec des bébés et des enfants privés de soins, d’alimentation adéquate et d’accès à l’éducation », souligne la note.
Le mouvement sociopolitique estime également que l’absence d’une intervention efficace de l’État renforce le sentiment d’abandon ressenti par les populations victimes de ces violences.
« Sauver la Plaine, c’est défendre l’avenir d’Haïti »
Dans sa déclaration, NOUKONSYAN affirme que la souffrance des habitants de la Plaine du Cul-de-Sac ne peut plus être ignorée et appelle à des actions concrètes et immédiates.
« Chaque jour de silence aggrave la détresse de milliers de citoyens abandonnés à leur sort », avertit l’organisation.
La structure conclut son appel en soulignant que la défense des populations déplacées dépasse désormais la seule question sécuritaire et touche aux fondements mêmes de la dignité humaine et de la solidarité nationale.
« Sauver la Plaine, c’est défendre l’humanité et l’avenir d’Haïti », conclut la note signée notamment par Hefna Loraque, Makenson Jean-Baptiste et Manis Jeanty.

