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Les prix alimentaires repartent à la hausse en mars sous l’effet de la crise au Moyen-Orient

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Les prix mondiaux des denrées alimentaires ont poursuivi leur remontée au mois de mars 2026. Selon les dernières données publiées par la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’augmentation des coûts de l’énergie liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient commence à se répercuter sur les marchés agricoles internationaux.

L’indice global des prix alimentaires de la FAO a progressé de 2,4 % en mars par rapport à février, et affiche également une légère hausse d’environ 1 % sur un an. Cette évolution marque le deuxième mois consécutif d’augmentation.

La guerre au Moyen-Orient influence les marchés agricoles

La hausse des prix s’explique en grande partie par la flambée des prix de l’énergie provoquée par la guerre opposant notamment Israël et Iran. Les tensions dans la région perturbent les flux énergétiques et logistiques, ce qui renchérit les coûts de production agricole.

Selon l’économiste en chef de la FAO, Máximo Torero, les impacts restent pour l’instant modérés grâce à une production mondiale de céréales relativement abondante. Cependant, la situation pourrait se détériorer si le conflit se prolonge. Un point particulièrement sensible concerne le détroit d’Ormuz, par lequel transitait environ 30 % du commerce mondial d’engrais. Les perturbations dans cette zone stratégique entraînent déjà une hausse du coût des intrants agricoles.

Le blé et les huiles végétales en forte hausse

Dans le détail, plusieurs produits clés enregistrent des augmentations notables : Blé : +4,3 % sur un mois, notamment en raison de craintes liées à la sécheresse aux États-Unis et à la possible baisse des semis en Australie. Maïs : légère hausse, malgré une offre mondiale importante. Huiles végétales : +5,1 %, stimulées par une demande accrue pour les biocarburants liée à la hausse du pétrole. Sucre : +7,2 %, les marchés anticipant une production d’éthanol plus importante au Brésil.

En revanche, le riz a reculé d’environ 3 %, en raison d’une demande internationale moins dynamique.

Les agriculteurs face à des choix difficiles

Si le conflit devait se prolonger, les agriculteurs pourraient être contraints d’adapter leurs pratiques. La hausse du prix des engrais et de l’énergie risque de réduire les marges et d’influencer les décisions de culture.

Trois options principales pourraient alors s’imposer : utiliser moins d’intrants agricoles, réduire les surfaces cultivées, ou se tourner vers des cultures moins gourmandes en engrais. Ces choix pourraient à terme affecter les rendements agricoles et influencer les prix alimentaires mondiaux pour le reste de l’année 2026 et au-delà.

Sherley Francois
Sherley Francois
Sherley François est journaliste pour Résistance Presse. Passionnée par l’information indépendante, elle cherche à éclairer les enjeux qui façonnent la société et à rendre compte des réalités souvent négligées par les médias dominants.

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