Un choc dans la communauté médicale haïtienne
Port-au-Prince est sous le choc après l’assassinat du Dr Roger Germain, biologiste, tué par des hommes armés dans la zone de Bourdon. L’émotion est particulièrement vive au sein de la communauté médicale haïtienne, qui perd l’un de ses professionnels jugés les plus engagés.
Dans une note officielle, le Collège Haïtien de Médecine Interne (CHAMI) a dénoncé un acte « odieux » et exprimé sa « profonde indignation et sa vive émotion » face à ce drame.
Une figure médicale saluée pour son engagement
Le CHAMI décrit le Dr Roger Germain comme « un professionnel dévoué dont la contribution au secteur médical et scientifique haïtien était grandement appréciée ».
Sa disparition est qualifiée de « perte immense pour la médecine haïtienne », dans un contexte déjà marqué par une instabilité sécuritaire chronique.
L’insécurité, menace directe sur le système de santé
Au-delà de l’émotion, le collège médical tire la sonnette d’alarme sur une situation plus structurelle. Dans son communiqué, l’organisation souligne que « l’insécurité grandissante […] force notre pays à perdre, jour après jour, ses ressources humaines les plus précieuses ».
Le CHAMI va plus loin en avertissant que « l’insécurité généralisée compromet non seulement la vie des citoyens, mais également le fonctionnement des institutions sanitaires et la survie même de notre système de santé ».
Un appel pressant aux autorités
Face à cette situation, l’organisation appelle les autorités à agir rapidement. Elle demande aux forces de l’ordre de « prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir la sécurité des citoyens ».
Le CHAMI insiste également sur la nécessité d’assurer « la protection des professionnels de santé et la libre circulation sur l’ensemble du territoire national », condition jugée essentielle au fonctionnement minimal du système sanitaire.
Une solidarité avec la famille du défunt
Dans sa note, l’institution adresse ses condoléances à la famille du Dr Germain, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté médicale et scientifique haïtienne.
Signé par son président, le Dr Jack Guy Lafontant, ce communiqué s’inscrit comme un nouveau signal d’alerte dans un pays où la violence continue de fragiliser des secteurs essentiels, au premier rang desquels figure la santé publique.

