
Delmas, 19 mars 2026 – Les syndicats du secteur éducatif ont rencontré le vendredi 13 mars le ministre de l’Éducation nationale, Vijonet Déméro, pour discuter de la crise persistante provoquée par la grève des enseignants. La rencontre, qui s’est tenue à l’Inspection générale du MENFP à Delmas 60, n’a pas permis d’aboutir à des solutions concrètes, notamment sur les revendications salariales et la nomination des enseignants.
Une position ministérielle ferme
Dès l’ouverture de la réunion, le ministre Vijonet Déméro a exprimé sa préoccupation face à la paralysie des écoles publiques, tout en affirmant sa volonté de maintenir le dialogue. Cependant, il a été clair : aucun ajustement salarial ne sera envisagé pour le moment, malgré l’année écoulée depuis la signature de l’accord du 20 janvier 2025.
Des échanges jugés insuffisants par les syndicats
Les discussions ont été marquées par des tensions et un temps de parole jugé limité par les représentants syndicaux. La CUTRASEPH a insisté sur la nécessité de disposer de plus de temps pour présenter l’ensemble des problèmes du système éducatif, tout en dénonçant un éventuel esprit de boycott dans le déroulement de la rencontre. Parmi les points abordés, plusieurs restent en suspens : les dossiers de nomination, retournés à la DRH pour réévaluation après leur transmission à l’OMRH ; l’alignement des salaires des enseignants ; la gestion du dossier d’assurance OFATMA, qui implique également le ministère de l’Économie et des Finances.
Selon les syndicats, le discours du ministre reste trop vague face aux revendications légitimes. Péguy NOËL, membre la CUTRASEPH et responsable de la Coordination Ouest de l’UNNOH, souligne notamment sa grande perplexité face à la posture du ministre, qui ne propose finalement aucune mesure concrète pour répondre aux demandes des enseignants.
La mobilisation continue
Face à cette absence de décisions concrètes, la CUTRASEPH réaffirme sa détermination à poursuivre la mobilisation pour le respect des droits des enseignants et l’application intégrale de l’accord du 20 janvier 2025.

