
Le Collectif des Avocats pour la Défense des Droits de l’Homme (CADDHO) a vivement réagi après les attaques violentes survenues le 29 mars 2026 dans la région de l’Artibonite. Dans une note publiée le 31 mars, l’organisation de défense des droits humains a dénoncé des actes d’une extrême brutalité et appelé les autorités à agir rapidement pour protéger la population.
Selon le collectif d’avocats, ces violences ont particulièrement touché des habitants de la région de Rivière de l’Artibonite et ont plongé plusieurs communautés dans un climat de peur et d’insécurité.
Une condamnation ferme
Dans sa note officielle, le CADDHO affirme condamner « avec la plus grande fermeté les attaques innommables qui ont été commises dans la soirée du 29 mars 2026 sur la population rivartibonitienne ».
L’organisation estime que ces actes témoignent d’une situation sécuritaire extrêmement préoccupante et pointent les limites de la réponse institutionnelle face à la violence. Déclare le collectif dans sa note :
« De telles attaques caractérisées par une cruauté sans pareille exposent, au vu et au su de tous, les faiblesses de l’institution policière »
Des populations « à bout de souffle »
Le CADDHO affirme que plusieurs communes de la région vivent aujourd’hui dans une grande détresse face à la multiplication des violences.
Parmi les zones évoquées figurent notamment Pont-Sondé, Saint-Marc, Grande-Rivière de l’Artibonite et Montrouis. « Les habitants de Pont-Sondé, de Saint-Marc, de la Grande Rivière de l’Artibonite, de Montrouis sont à bout de souffle, ils n’en peuvent plus. L’heure n’est plus aux beaux discours, mais plutôt à l’action », avertit l’organisation.
Un appel urgent aux autorités
Face à cette situation, le collectif d’avocats appelle les autorités judiciaires et policières à intervenir rapidement afin d’empêcher de nouvelles violences.
Le CADDHO demande notamment que des mesures soient prises pour garantir la sécurité des habitants de l’Artibonite.
« Nous lançons un appel urgent aux autorités compétentes afin qu’elles prennent toutes les dispositions nécessaires pour protéger le droit à la vie des Rivartibonitiens, des Saint-Marcois et des habitants de Pont-Sondé »
Soutien aux victimes
Dans le même document, l’organisation de défense des droits humains affirme sa solidarité avec les familles touchées par ces attaques.
Le collectif indique exprimer « sa plus profonde indignation face à la répétition de ces situations » et dit apporter « son plein soutien aux familles victimes ainsi qu’à leurs proches ».
Un appel à la paix et à la sécurité
En conclusion, le CADDHO rappelle son engagement en faveur des droits humains et appelle les autorités à agir pour rétablir la sécurité dans le pays.
Le collectif réaffirme « son attachement aux principes de paix et de respect de la vie humaine » et invite l’État haïtien à travailler à « la construction d’une société plus juste, équitable et sécurisée ». La note est signée par Arnel Rémy, coordinateur général du CADDHO, ainsi que par l’avocat Jean Guerby Calixte.

