Ce 1er février 2026, à 11h36, Me André Michel a officiellement annoncé sur Twitter son refus de participer aux assises organisées à l’Hôtel Montana sous la direction de Leslie Voltaire et Edgar Leblanc. Il a affirmé que cette initiative « aurait été un succès patriotique » si elle avait été portée par l’ensemble du Conseil de Transition Politique (CPT) et lancée plus tôt, marquant ainsi une rupture claire avec certains acteurs clés du CPT, alors que ce dernier arrive à la fin de son mandat.
Cette position illustre les tensions croissantes au sein du CPT et la difficulté à rassembler toutes les forces politiques dans une démarche commune de sortie de crise. Pourtant, il est important de rappeler qu’André Michel a été un participant actif à plusieurs réunions internationales, qui sont des illustrations de l’ingérence et de l’impérialisme, souvent contestés par la population.

Depuis 2024, André Michel a pris part à plusieurs rencontres avec des représentants de la communauté internationale, notamment lors des discussions sous l’égide des Nations Unies et de la Communauté des États de la Caraïbe (CARICOM), par exemple :
- En juin 2024, il a participé à une table ronde à Port-au-Prince réunissant des acteurs politiques et des diplomates internationaux, notamment des représentants de l’ONU, dans le cadre des efforts pour relancer le processus électoral.
- En septembre 2025, il a été présent lors d’une conférence à Kingston, en Jamaïque, où les principaux leaders politiques haïtiens ont été appelés à s’engager pour une transition pacifique.
Le refus de Me André Michel de participer à une initiative locale portée par le CPT et dirigée par Leslie Voltaire et Edgar Leblanc peut être perçu comme un paradoxe ou une contradiction, remettant en cause sa cohérence sur ses discours nationalistes.
Ce désaccord envoie un signal fort sur la fragilité des mécanismes internes de concertation et la défiance entre certains acteurs politiques, qui risquent de compliquer davantage le chemin vers une stabilisation durable d’Haïti. Alors que le CPT arrive en fin de mandat, et a échoué dans ses missions, l’absence d’un front uni pourrait retarder la mise en œuvre des réformes nécessaires et des élections, au détriment de la population haïtienne.